Savoir des anciens ^^

Calendrier de quand j'ai écrit

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Texte Libre

Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /Nov /2008 14:16

Jordan fut le premier à apercevoir les fédéraux. Il distinguait nettement les uniformes de camouflage de plusieurs dizaines de soldats alignés dans le portail d'entrée de la ville. Il regarda ses hommes, essayent de voir s'ils avaient remarqué aussi mais visiblement la lumière de face du soleil leur entravait la vision. Jordan n'avait pas ce genre de problèmes vu qu'en tant que général il avait droit aux lunettes antireflets conçus par les scientifiques rebelles. Il continua à avancer, sans rien dire à ses troupes, appréciant le vent estival des plaines du Colorado qui passait dans ses cheveux. Ils avancèrent vers la ville encore un moment et un caporal s'avança parmi les rangs de soldats pour arriver au niveau de son supérieur. Il regarda celui-ci, hésita puis se lança:

"Aviez vous remarqué les fédéraux dans l'entrée de la ville mon général ?"

"Depuis dix bonnes minutes. Retournez à votre place."

"Bien mon général"

"Ne m'appelez plus mon général. D'accord ? Appelez moi Jordan, comme les autres."

"D'accord Jordan, moi c'est Guillaume."

"C'est bien, on le marquera sur ton cadavre." répondit le général, lassé.

Ils continuèrent à marcher dans l'herbe haute de la plaine, admirant la ville de Santagaad. C'était une grande ville, et assez haute aussi. Ses bâtiment les plus hauts étaient ses tours de cristal, là où résidait le dirigeant de la ville, donc la cible des troupes rebelles. Ils approchaient rapidement des portes de la ville, mais les fédéraux n'y étaient plus. Ils avancèrent donc prudemment, Jordan en tête de la formation. Ce dernier pénétra dans la ville et, ne voyant aucune troupe ennemie, ordonna à ses troupes d'avancer. Il aperçut par contre une plaque de métal plus loin et alla l'examiner. Il se pencha dessus et vit qu'il y avait une inscription de l'autre côté, il en fit donc le tour. De là il put lire: Produit fabriqué par la firme Mad Wartrap de Mad Warfare. Bizarre ça lui disait quelque chose. Il fit signe à ses hommes d'avancer et ceux-là commencèrent à marcher vers les tours. Quand le dernier soldat passa l'entrée de la ville, de grandes portes de titane tombèrent, emprisonnant les soldats, Jordan exclu, vu qu'il allé plus loin que ses troupes. Ayant entendu les portes toucher le sol, il se retourna et vit l'obstacle. Il allait appeler ses hommes pour savoir s'ils vivaient encore mais il entendit des coups de feu. Qu'est ce qui s'est passé là ? se demanda-t-il. Puis il sentit un liquide chaud sur ses pieds, et quand il baissa le regard, il vit avec horreur que c'était le sang de ses hommes qui coulait sous la porte. Il se retourna, commença à s'éloigner, d'abord lentement, puis, ne se retenant plus, il partit au pas de course. Il courut sur une distance raisonnable, puis s'arrêta, se rendant compte qu'il se faisait remarquer. Il bifurqua dans une ruelle et alla s'asseoir au bas d'un escalier qui montait jusqu'à la porte d'un bâtiment. Il réfléchit, la tête entre les mains, les coudes reposées sur ses genoux. Puis il se souvint. Mad Warfare, le fabriquant d'armes ! Pourquoi je n'ai pas réagi en voyant les mots Wartrap? Je sais pourtant assez bien que ça veut dire piège de guerre... Raaaah! Ca va être dur sans troupes... Le mieux, c'est de récupérer un peu puis de rentrer au Pont. Il se leva, sortit de la ruelle et regarda la rue dans laquelle il se trouvait. Il repéra un restaurant-hôtel, et commença à s'y diriger avant de se rendre compte que sa cape noire couvrant ses habits violets, l'uniforme rebelle, ne passerait pas inaperçu et il serait vite repéré. Il attrapa un homme et le ramena dans la ruelle puis le plaqua contre le mur. L'homme, effrayé, commença à lui proposer son portefeuille, que Jordan prit avant de dire à l'homme de lui passer ses habits aussi. Il refusa, ne voulant pas se retrouver nu, alors Jordan appuya le canon de son arme sur le front de l'inconnu, en signe de menace. L'autre céda et se dévêtit sous la contrainte de l'arme avant de passer ses habits au général. Celui-ci se changea puis laissa ses vêtements au malheureux en lui conseillant de ne pas les mettre. Il se dirigea ensuite vers l'hotêl qu'il pouvait maintenant payer grâce au porte-feuille de l'homme qu'il laissait derrière lui.
Par Les rebelles de la troisième - Publié dans : Le Livre
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 09:15

A la base, le conseil était dans une confusion profonde. Les radios du 21ème régiment ne répondaient plus et ils ne savaient pas encore pourquoi. Les scientifiques s'affairaient aux bornes de réception en essayant de rétablir le contact avec les soldats. Ils tapaient à vive allure sur leurs claviers, cherchant au moins à localiser les émétteurs. Puis un informaticien-médecin entra, l'air affolé.

"Ils sont quasiment tous morts !" cria-t-il en haletant.

Un scientifique assez grand aux cheveux blonds se tourna vers lui, replacant ses lunettes qui avaient glissées jusqu'au bout de son nez. Il était jeune et musclé et sa carrure inspirait le respect.

"Qu'est ce qui te permet de faire irruption dans mon laboratoire en criant des choses insensées sans preuves, vieux crouton ?"

"Mon équipe est chargée de surveiller les fonctions vitales des soldats actuellement en expédition et nous les avons vus tous mourir dans l'espace d'une dizaine de secondes de décallage, ça vous suffit comme preuve petit imbécile ?" s'emporta l'informaticien.

Le scientifique lui lança un regard de haine intense, puis se retourna et dit avec lassitude:

" Laissez tomber les mecs ils sont morts on les récuperera pas. "

Il dit ensuite à l'informaticien, sans se retourner:

" Vas prévenir le conseil et tâche de te dépécher, allez dégage."

L'autre sortit donc en courant de la salle aussi vite qu'il était venu et s'empressa de monter à la salle du conseil. Il lui fallut cinq bonnes minutes pour accomplir cette tâche et il arriva épuisé dans la salle du conseil. Quand il fit irruption dans la salle, les conseillers se tournèrent vers lui.

" Vous avez oublié que ce bâtiment est surveillé par camera, donc inutile de venir nous voir, nous somes au courant."

L'informaticien se rendit alors compte que le scientifique avait fait exprès et qu'il était bêtement tombé dans le piège. Enervé, il s'éxcusa et sortit de la salle pour retourner à son poste. Les conseillers se remirent donc face à la table.

" Bon,comme nous l'avions tous redouté, nous sommes tombés sur une ville défendue activement par le gouvernement et nous y avons déjà laissé une centaine des notres. Je propose, dans un premier temps d'envoyer l'expédition d'élite d'urgence, et, si ils affaiblissent assez la ville ennemie, nous enverrons un millier de troupes équpées pour un siège et nous les prendrons par les fortifications. Votez votre avis." proposa Kalt, le conseiller supérieur.

" Je conçois mon idée de la procédure à suivre grandement comme la votre mais je préférerais procéder autrement que par la troupe d'élite d'urgence car la perdre serait un mal énorme pour nos objectifs et, de plus, c'est éxactement ce à quoi les fédéraux s'attendent. " constata le troisième conseiller.

" Que proposez vous alors Bulch ?"

" Les troupes hologrammes."répondit le dénommé Bulch.

"Mais vous savez que l'hologramme n'est pas stable et qu'à la moindre faille, nos hommes seront découverts. Le principe même de cette unité est l'infiltration de l'ennemi par sa propre apparence, nous ne pouvons ésperer que l'ennemi de se rendra pas compte des tremblements irréguliers de l'image..."

"Malheureusement vous avez raison, donc j'accepte votre idée de la troupe d'élite."

Les votes terminés ils prévinrent les soldats concernés qui entamèrent donc leurs préparations. Le général David avait été choisi pour diriger cette expédition. Il briefa donc ses hommes et leur exposa leur objéctif. Il leur présenta ensuite leur matériel pour cette mission et demanda l'ouverture des portes. Le régiment d'élite était parti.

Par Jeune écrivain du 47 - Publié dans : Le Livre
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 12:24

Ce qui est écrit en italique représente les pensées du héros. Désolé de le préciser seulement maintenant.

 

Jordan poussa le battant de la porte et entra avec un air insouciant. Il se dirigea vers la réception, compta combien d'argent le porte-feuilles contenait et appela la réceptionniste. Sept mille rhodias ! Je me demande si ça fait beaucoup... Dommage que je n'en sache pas plus sur la monnaie locale...

" Vous désirez ? " questionna la réceptionniste.

" Euh... Une chambre pour deux nuits je dirais. "

La femme remarqua l'argent dans la main de Jordan et écarquilla les yeux, puis dit avec un sourire:

" Un homme riche comme vous ne préférerait pas notre suite grand luxe ? "

Ouf! " Si vous le dites. "

La dame compta, tapa rapidement sur son clavier et lui passa une carte magnétique.

" Troisième chambre devant vous sur la gauche en sortant au huitième étage monsieur. "

Jordan la remercia, la paya, et se dirigea vers un ascenseur aux portes argentées avec des reflets de saphir. Il appuya sur le bouton d'appel et patienta, se contrôlant pour ne pas révéler sa fatigue et sa frustration. Un signal sonore aigu annonça l'arrivée de l'élévateur et les portes glissèrent de part et d'autre du mur pour former un ouverture. Jordan entra, vérifia qu'il n'y avait personne et s'affala le long d'une des parois pour s'asseoir sur le sol marbré en même temps que les portes se fermaient. La machine se mit en marche et il attendit patiemment l'arrivée au huitième étage le menton appuyé sur les genoux, les bras autour de ses jambes. Il se leva et sortit par les portes qui venaient de s'ouvrir. Il entra dans sa chambre et s'affala sur le lit double, profitant du luxe cinq étoiles. Il s'endormit moins de cinq minutes plus tard, dormant tout habillé.

 

 Il se réveilla le lendemain midi, les jambes engourdies et il se leva précautieusement, veillant à ce que ses jambes le soutiennent tout de même. Rassuré, il regarda autour de lui, prenant le temps d'observer la chambre, ce qu'il n'avait pas fait la veille. Elle contenait une armoire, une piscine, une commode, une table de chevet, le lit sur lequel il avait dormi et il apercevait l'entrée à une cuisine et celle d'une salle de bain. Sentant la faim le tenailler, il se dirigea vers la cuisine, et se fit à manger. Ensuite il alla s'asseoir dans la piscine et mangea son sandwich. Mais avant qu'il ait eu le temps de le finir, on frappa à la porte. il se leva, sortant un pistolet de son pantalon en passant, s'habilla avec des habits civils trouvés dans l'armoire et alla ouvrir la porte. Un homme de taille moyenne se tenait debout de l'autre coté de la porte. Il était habillé de noir totalement, et portait un chapeau qui cachait ses cheveux. Son visage était celui d'un homme qui ne pardonne pas.

" Police. Je voudrais savoir qui vous êtes. "
" Vous contrôlez tous les innocents marchands d'armes comme ça ? "
" Si vous êtes marchand d'armes, où sont vos armes ? "
Ce flic commence à m'agacer...pensa Jordan. Il regarda ensuite le policier, qui attendait visiblement une réponse. Il dit alors :
" Juste là imbécile. " et tira une balle dans le front du policier.
Faisons cela efficacement alors... Il ferma la porte et alla s'asseoir sur le lit, pensif.

Okay alors même un malade mental ne laisserait pas un cadavre devant sa porte...

Si je le cache, ils le trouveront et mes traces seront dessus...

Si je le brûle l'odeur me fera repérer...

Le seul moyen serait que le corps disparaisse ! se dit-il sarcastiquement.
Ah! Mais oui! Qu'il disparaisse! pensa-t-il comme par illumination.
Il alla chercher son sac et fouilla vivement dedans. Il en tira avec satisfaction trois charges plastiques C4 attachées ensemble par une fine corde. Il regroupa ses affaires, prit des réserves de nourriture et ouvrit la porte de sa chambre. Dommage de ne pas pouvoir profiter du grand luxe plus longtemps se dit il avec regret.
Il se baissa et placa l'explosif sous le corps sans vie du policier et se dirigea vers l'ascenseur. Il appuya sur le bouton, regardant rapidement au tour de lui, dos a la porte de l'élévateur, vérifiant nerveusement que personne ne venait dans sa direction. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent doucement et Jordan recula prudemment dedans, toujours aux aguets. Il appuya sur le bouton le plus bas du panneau de contrôle pour aller au rez-de-chaussée et la machine amorça sa descente vers la liberté. Jordan regarda le panneau qui affichait l'étage au quel il se situait, la sueur coulant dans son dos et lui provoquant des frissons nerveux. Quatre,... Trois... Deux ...Le chiffre se bloqua sur le deux et les portes de métal s'ouvrirent sur des soldats fédéraux qui riaient.

" Et la fois ou Bertrand était tombé dans le réservoir à merde d'un paysan tu t'en souviens ? " demanda l'un d'entre eux à un autre, hilare.

Ils arrêtèrent de parler, retenant leurs rires en voyant Jordan. Ils le regardèrent et il les regarda. Puis l'un d'entre eux tendit la main droite. Jordan crut d'abord qu'il était repéré et prit un air innocent et naturel mais celui qui avait sa main tendue lui dit:

" Bonjour. "
Le rebelle fut d'abord surpris et ne dit rien puis il se rendit compte qu'il aurait l'air suspect s'il s'abstinait dans son silence et se rattrapa. Il serra la main de l'autre en le saluant. Les fédéraux pénétrèrent dans la cage de métal qui reprit ensuite sa descente. Il s'ouvrit quelques secondes plus tard sur le hall d'entrée avec un tintement sonore. Jordan sortit rapidement et se dirigea vers la sortie d'un pas vif prétextant un rendez vous urgent.
Il s'éloigna rapidement vers le côté de la route qu'il n'avait pas exploré, connaissant mieux que quiconque les effets de trois charges plastiques en dérivation. Il bifurqua à droite après un supermarché et sortit son téléphone portable, tout en continuant d'avancer. Il composa le numéro d'identification de la première des charges qu'il avait laissé et une explosion retentit à travers toute la ville. Jordan se savait maintenant recherché par les autorités de la ville qui avaient eu sa photo à travers des caméras de surveillance de l'hôtel et n'hésiteraient pas à publier une affiche de récompense pour celui qui aurait des renseignements. Il décida donc de quitter la ville. Mais il se rendit vite compte qu'il ne pouvait pas retracer ses pas jusqu'à l'entrée de ville. Effectivement quand il regarda dans la rue d'où il venait, non seulement l'hôtel s'était effondré en travers de la rue, condamnant toute tentative de passer par là, mais en plus les débris du bâtiement étaient déjà entourés de drônes de la police. Ces petites machines volantes aviaient remplacées les policiers humains en 2018, quand le ministre de la sécuritéde l'époque avait décrété ces derniers trop lents et susceptibles de commettre des bavures majeures. Le remplacement s'était donc effectué au cours de l'année qui avait suivie. Les drônes ressemblaient à des gros beignets de métal, et ils possèdaient deux canons automatiques et précis au centimètre prés, ainsi que de petites caméras rondes réparties sur la totalité de leur surface, permettant une vision à trois cents soixante degrés. Jordan se retira dans son allée, pour éviter d'être repéré et intérrogé par ces disques de métal. Il se décida alors à trouver un autre logement et de patienter, le temps que les drônes se préoccupent de quelqu'un d'autre. Il avança donc au milieu des passants, attendant le moment ou il pourrait rentrer dans une habitation par une porte où une fenêtre entrebaillée. Au bout de trois heures de recherche exhaustive, le géneral rebelle commençait à penser qu'il allait dormir dehors, sa seule confortation étant qu'au moins il connaissait une partie de la ville. Il continua donc à marcher et crût presque rêver en voyant un homme affairé à trouver la clé de sa porte d'entrée. Saisissant cet chance inéspérée, il se positionna derrière l'homme et attendit qu'il ouvre sa porte. Quand le moment fut venu, Jordan entra derrière lui et l'assoma en refermant la porte. Il se rendit vite compte de son erreur, il était dans le hall d'entrée d'un immeuble d'appartements. Il soupira et prit les clés de l'homme avant de regarder sa carte d'habitation, éspérant qu'il aurait daigné marquer son numéro d'appartemnt dessus. Victoire ! pensa-t-il. Il monta au troisième étage, portant sa victime sur son dos et ouvrit la porte de l'appartement trois cents soixante deux. Il posa le corps contre le mur, dans le hall d'entrée, et sursauta en entendant la voix d'une femme:

" Salut chéri, t'as passé une bonne journée ? "
Jordan se résolut rapidement à appliquer la solution militaire encore une fois et dégaina son pistolet en y vissant un canon silencieux. Quand la femme entra dans son champ de vision, il lui pointa l'arme dessus et lui dit de la fermer. Le regard de la femme passa rapidement du rebelle à son mari et inversement. Ensuite elle prit une chaise et s'assit dessus. Elle regardait fixement le canon de l'arme, les larmes aux yeux, quand elle demanda faiblement:
" Il est vivant au moins ? "
Jordan regarda l'homme inconscient hésita une fraction de seconde et fit ce qu'il voyait comme ce qu'on attendait d'un rebelle haut gradé. Il tira neuf balles dans le corps assomé de sa victime, en gardant une dans le chargeur. Ensuite il dit :
" Maintenant non. " Et pointa son arme sur la femme.
Elle lacha un cri de déséspoir à la fois pour son mari qu'elle ne reverrait plus et pour sa propre mort qui était imminente. Le général la fit taire en lui mettant la dernière balle de son chargeur dans le front. Ensuite il changea le chargeur de son arme, et entassa les cadavres dans un placard, avant de placer un armoire devant la porte de celui-ci. Il soupira et alla se coucher sans bruit supplémentaire.

Par Jeune écrivain du 47 - Publié dans : Le Livre
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 10:48

Ils voyageaient depuis deux jours quand ils purent admirer la ville de Santagaad au loin. Le soleil se reflétait sur la carrosserie des voitures militaires. Ils étaient noirs, et des motifs violets, représentant le camouflage ancien de l'armée, striaient les cotés des véhicules qui filaient à toute allure, coupant le vent de leur métal anti-friction qui permettait de réduire le frottement de l'air sur le bolide à néant et d'atteindre des pointes de mille sept cents kilomètres par heure. Mais la gravité empêchait l'avancement des transports à de telles vitesses dès qu'il y avait des humains à l'intérieur, car elle aurait écrasé les occupants contre le mur, les tuant sur le coup. Il roulaient donc à Mach deux, environ sept cent kilomètres par heure. La ville approchait rapidement et les soldats de l'unité commencèrent à préparer leurs armes, comme le préconisaient les directives du général David. Ce dernier se redressa sur son fauteuil, dans lequel il s'était assoupi une heure plus tôt. Il tapa un message sur son écran de contrôle et l'envoya aux deux autres véhicules, ordonnant au médico-informaticiens de déployer l'armement des bolides. Un panneau dans le mur à coté de lui glissa alors vers l'extérieur du véhicule et il comprit que c'était un des cubes de métal qui se glissait vers l'extérieur pour révéler l'armement des bolides militaires. Il se détendit en se disant que tout se passait parfaitement bien. Les voitures blindées, fonçant vers la ville, commencèrent à s'affiner et s'allonger pour permettre au pilote automatique de déployer ses caméras. Les trois rebelles conduisant les bolides communiquaient directement avec le logiciel par l'implant qu'ils avaient sous l'oeil gauche, ce qui permettait de choisir une trajectoire en moins d'une fraction de seconde. Les véhicules passèrent l'entrée de la ville et les portes métalliques retombèrent, les emprisonnant. David réagit alors et commanda la destruction des panneaux blindés. Les trois véhicules firent feu, soulevant de la poussière là ou passaient les balles. Puis d'autres balles se joignirent à la partie, émanant des murs qui les entouraient. Le logiciel repéra les sources des balles comme étant des cavités dans les murs des bâtiments et David ordonna qu'on accélère le rythme de tir. Deux des portes tombèrent et le général ordonna de cesser le feu. Les véhicules parcoururent ensuite automatiquement le sol où se trouvaient des balles, les aspirant dans le réservoir arrière prévu à cet effet. Cette idée venait de Jordan pour résoudre le problème du coût des munitions. Cela permettait de récupérer la balle et réutiliser ses composants pour en fabriquer une autre. Les bolides s'arrêtèrent et un des hommes de David le contacta:
" Que fait on maintenant ? "
" On continue et on prend la ville, quelle question ! "
Ils démarrèrent donc et foncèrent dans la route qui avait l'air de mener aux tours de cristal. David fut alerté par un flash rouge dans son véhicule qu'un obstacle se présentait et activa mentalement le freinage. Les bolides glissèrent à un arrêt devant une montagne de béton. Qu'est ce que c'est que ça ?se questionna David. Son ordinateur de bord lui donna rapidement la réponse an affichant les mots: Bâtiment effondré, suivis quelques instants plus tard de: Anciennement hôtel de prestige. La machine travailla, consultant tout ce qu'elle trouvait sur le net et finalement afficha son rapport:

Hôtel de prestige effondré.
Cause: explosion
Auteur des faits: Jordan Kerrone, fiché dangereux et rebelle, abattez à vue.

David n'aima pas que l'un des siens se fasse remarquer comme ça et surtout, il détestait qu'on dise d'abattre un de ses camarades. Il envoya un message au deux autres chauffeurs, et ouvrit son sas de déchargement. Les deux autres firent de même et bientôt, des rebelles couraient dans les rues tirant sur ceux qui passaient. Comme David l'avait prévu, un quarantaine de drônes policières survolèrent les véhicules à l'arrêt, filant droits vers la menace rebelle. Il commencèrent à faire feu mais les chauffeurs s'en débarrassèrent rapidement pendant que David prenait son temps pour viser les trois tours de cristal. Il verrouilla sa cible et trois fusées explosives émanèrent du dessus de son véhicule, fusant vers leurs cibles. Il en envoya trois salves, pour bien achever le travail, et redémarrale moteur de son bolide, partant sans prévenir ses hommes en un détour long pour atteindre les tours et capturer les éventuels survivants.

 


 

Jordan fut brutalement tiré de son sommeil par un bruit sourd. Il se leva, alla à la fenêtre et tira les volets pour regarder au dehors. Ce qu'il vit le surprisautant que si son bras était subitement tombé. Le conseil avait sorti l'unité d'urgence d'élite. Il contemplait les tours centrales tombant en miettes et reconnut encore une roquette nucléaire rebelle filant à son tour vers les bâtiment en effondrement. Ce n'était pas difficile pour un enfant même de distinguer un objet venant des rebelles vu que ceux-ci étaient fiers de leurs actes et exhibaient leurs couleurs sur tout ce qu'ils produisaient, des armes jusqu'aux chaises. Ses soupçons furent rapidement confirmées par un bolide militaire rebelle qui avançait dans la rue Au moins je peux me sortir de là rapidement maintenant se dit-il avec soulagement. Il attrapa son long manteau noir et descendit rapidement les escaliers de l'immeuble, prenant son sac au passage. Il s'arrêta devant la porte. Peut-être que le conseil va me punir pour m'être fait remarquer, mais en même temps ça a bien occupé des centaines de drônes... Il envoya ses pensées au diable et ouvrit la porte. Il tira ensuite une fusée de repère de son sac et enfonça le socle dans le sol devant lui. Il recula et la déclencha. La fusée monta rapidement vers les nuages et s'engouffra dans l'une d'entre elles. Une forte détonation se fit entendre et le nuage devint progressivement mauve. Il retira le socle du sol et le replaça dans son sac avant de s'asseoir parterre. Il regarda le sol entre ses pieds et commença a dessiner dans la terre battue. Il ne dessinait rien de précis, c'était juste pour passer le temps. Il acheva son gribouillis difforme et s'allongea. Ils ne devraient plus tarderse dit-il. Il se détendit encore un peu au sol puis se releva d'un bond. Le bruit profond du ronronnement d'un moteur puissant résonnait dans toute la rue, faisant vibrer les fenêtres dangereusement. Jordan tendit l'oreille et parvint presque à s'assurer que c'était une unité d'élite. Puis une ferrari enzo bleue marine fila devant lui et il retourna s'asseoir contre le mur de l'immeuble dont il sortait. Un quart d'heure passa et il commença à s'impatienter, se demandant même s'il ne devrait pas tirer sa dernière fusée de repérage. Il se reprit, et decida de patienter encore un peu puis de se diriger vers les ruines des tours centrales qui surplombaient encore la ville, malgré leur destruction partielle. Il ne put réprimer une vague d'impatience et partit en courant vers les vestiges des immeubles de cristal. C'est dommage d'avoir détruit autant de cristal, se dit-il, ça vaut un sacré pactole ce truc là... Il bifurqua vers la gauche, manquantde près de se faire écraser par une peugeot 206, et reprit sa course, hors d'haleine. Il s'arrêta peu après pour reprendre son souffle. Il entendit un bruit étouffé. Il tourna son regard vers la gauche et vit un adolescent sortir de chez lui. Il lui fit bonjour de la tête et le gamin s'approcha.
" Z'êtes sûr que z'allez bien ? demanda-t-il
- Oui ça ira.
- Non mais c'est pasqu'on dirait que z'êtes un asthmatique en train de crever m'sieur.
- C'est sympathique ça !
- Ouais ben merde alors moi qui croyais qu'i' m'arrivait queq'chose de cool..."
Puis l'adolescent se retourna et Jordan le regarda partir, incrédule. Moi qui pensais qu'il s'inquétait pour moi! Il se remit a courir vers les restes des tours.

Par Jeune écrivain du 47 - Publié dans : Le Livre
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 12:20

^^

Juste pour dire que j'ai corrigé le lien vers le livre de mon frère et que vous pouvez dès maintenant lire l'île d'Alexon.
Par Jeune écrivain du 47
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