Savoir des anciens ^^

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Texte Libre

Jeudi 27 novembre 2008

Jordan fut le premier à apercevoir les fédéraux. Il distinguait nettement les uniformes de camouflage de plusieurs dizaines de soldats alignés dans le portail d'entrée de la ville. Il regarda ses hommes, essayent de voir s'ils avaient remarqué aussi mais visiblement la lumière de face du soleil leur entravait la vision. Jordan n'avait pas ce genre de problèmes vu qu'en tant que général il avait droit aux lunettes antireflets conçus par les scientifiques rebelles. Il continua à avancer, sans rien dire à ses troupes, appréciant le vent estival des plaines du Colorado qui passait dans ses cheveux. Ils avancèrent vers la ville encore un moment et un caporal s'avança parmi les rangs de soldats pour arriver au niveau de son supérieur. Il regarda celui-ci, hésita puis se lança:

"Aviez vous remarqué les fédéraux dans l'entrée de la ville mon général ?"

"Depuis dix bonnes minutes. Retournez à votre place."

"Bien mon général"

"Ne m'appelez plus mon général. D'accord ? Appelez moi Jordan, comme les autres."

"D'accord Jordan, moi c'est Guillaume."

"C'est bien, on le marquera sur ton cadavre." répondit le général, lassé.

Ils continuèrent à marcher dans l'herbe haute de la plaine, admirant la ville de Santagaad. C'était une grande ville, et assez haute aussi. Ses bâtiment les plus hauts étaient ses tours de cristal, là où résidait le dirigeant de la ville, donc la cible des troupes rebelles. Ils approchaient rapidement des portes de la ville, mais les fédéraux n'y étaient plus. Ils avancèrent donc prudemment, Jordan en tête de la formation. Ce dernier pénétra dans la ville et, ne voyant aucune troupe ennemie, ordonna à ses troupes d'avancer. Il aperçut par contre une plaque de métal plus loin et alla l'examiner. Il se pencha dessus et vit qu'il y avait une inscription de l'autre côté, il en fit donc le tour. De là il put lire: Produit fabriqué par la firme Mad Wartrap de Mad Warfare. Bizarre ça lui disait quelque chose. Il fit signe à ses hommes d'avancer et ceux-là commencèrent à marcher vers les tours. Quand le dernier soldat passa l'entrée de la ville, de grandes portes de titane tombèrent, emprisonnant les soldats, Jordan exclu, vu qu'il allé plus loin que ses troupes. Ayant entendu les portes toucher le sol, il se retourna et vit l'obstacle. Il allait appeler ses hommes pour savoir s'ils vivaient encore mais il entendit des coups de feu. Qu'est ce qui s'est passé là ? se demanda-t-il. Puis il sentit un liquide chaud sur ses pieds, et quand il baissa le regard, il vit avec horreur que c'était le sang de ses hommes qui coulait sous la porte. Il se retourna, commença à s'éloigner, d'abord lentement, puis, ne se retenant plus, il partit au pas de course. Il courut sur une distance raisonnable, puis s'arrêta, se rendant compte qu'il se faisait remarquer. Il bifurqua dans une ruelle et alla s'asseoir au bas d'un escalier qui montait jusqu'à la porte d'un bâtiment. Il réfléchit, la tête entre les mains, les coudes reposées sur ses genoux. Puis il se souvint. Mad Warfare, le fabriquant d'armes ! Pourquoi je n'ai pas réagi en voyant les mots Wartrap? Je sais pourtant assez bien que ça veut dire piège de guerre... Raaaah! Ca va être dur sans troupes... Le mieux, c'est de récupérer un peu puis de rentrer au Pont. Il se leva, sortit de la ruelle et regarda la rue dans laquelle il se trouvait. Il repéra un restaurant-hôtel, et commença à s'y diriger avant de se rendre compte que sa cape noire couvrant ses habits violets, l'uniforme rebelle, ne passerait pas inaperçu et il serait vite repéré. Il attrapa un homme et le ramena dans la ruelle puis le plaqua contre le mur. L'homme, effrayé, commença à lui proposer son portefeuille, que Jordan prit avant de dire à l'homme de lui passer ses habits aussi. Il refusa, ne voulant pas se retrouver nu, alors Jordan appuya le canon de son arme sur le front de l'inconnu, en signe de menace. L'autre céda et se dévêtit sous la contrainte de l'arme avant de passer ses habits au général. Celui-ci se changea puis laissa ses vêtements au malheureux en lui conseillant de ne pas les mettre. Il se dirigea ensuite vers l'hotêl qu'il pouvait maintenant payer grâce au porte-feuille de l'homme qu'il laissait derrière lui.
Par Les rebelles de la troisième - Publié dans : Le Livre
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