Savoir des anciens ^^

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Texte Libre

Lundi 1 décembre 2008

Ce qui est écrit en italique représente les pensées du héros. Désolé de le préciser seulement maintenant.

 

Jordan poussa le battant de la porte et entra avec un air insouciant. Il se dirigea vers la réception, compta combien d'argent le porte-feuilles contenait et appela la réceptionniste. Sept mille rhodias ! Je me demande si ça fait beaucoup... Dommage que je n'en sache pas plus sur la monnaie locale...

" Vous désirez ? " questionna la réceptionniste.

" Euh... Une chambre pour deux nuits je dirais. "

La femme remarqua l'argent dans la main de Jordan et écarquilla les yeux, puis dit avec un sourire:

" Un homme riche comme vous ne préférerait pas notre suite grand luxe ? "

Ouf! " Si vous le dites. "

La dame compta, tapa rapidement sur son clavier et lui passa une carte magnétique.

" Troisième chambre devant vous sur la gauche en sortant au huitième étage monsieur. "

Jordan la remercia, la paya, et se dirigea vers un ascenseur aux portes argentées avec des reflets de saphir. Il appuya sur le bouton d'appel et patienta, se contrôlant pour ne pas révéler sa fatigue et sa frustration. Un signal sonore aigu annonça l'arrivée de l'élévateur et les portes glissèrent de part et d'autre du mur pour former un ouverture. Jordan entra, vérifia qu'il n'y avait personne et s'affala le long d'une des parois pour s'asseoir sur le sol marbré en même temps que les portes se fermaient. La machine se mit en marche et il attendit patiemment l'arrivée au huitième étage le menton appuyé sur les genoux, les bras autour de ses jambes. Il se leva et sortit par les portes qui venaient de s'ouvrir. Il entra dans sa chambre et s'affala sur le lit double, profitant du luxe cinq étoiles. Il s'endormit moins de cinq minutes plus tard, dormant tout habillé.

 

 Il se réveilla le lendemain midi, les jambes engourdies et il se leva précautieusement, veillant à ce que ses jambes le soutiennent tout de même. Rassuré, il regarda autour de lui, prenant le temps d'observer la chambre, ce qu'il n'avait pas fait la veille. Elle contenait une armoire, une piscine, une commode, une table de chevet, le lit sur lequel il avait dormi et il apercevait l'entrée à une cuisine et celle d'une salle de bain. Sentant la faim le tenailler, il se dirigea vers la cuisine, et se fit à manger. Ensuite il alla s'asseoir dans la piscine et mangea son sandwich. Mais avant qu'il ait eu le temps de le finir, on frappa à la porte. il se leva, sortant un pistolet de son pantalon en passant, s'habilla avec des habits civils trouvés dans l'armoire et alla ouvrir la porte. Un homme de taille moyenne se tenait debout de l'autre coté de la porte. Il était habillé de noir totalement, et portait un chapeau qui cachait ses cheveux. Son visage était celui d'un homme qui ne pardonne pas.

" Police. Je voudrais savoir qui vous êtes. "
" Vous contrôlez tous les innocents marchands d'armes comme ça ? "
" Si vous êtes marchand d'armes, où sont vos armes ? "
Ce flic commence à m'agacer...pensa Jordan. Il regarda ensuite le policier, qui attendait visiblement une réponse. Il dit alors :
" Juste là imbécile. " et tira une balle dans le front du policier.
Faisons cela efficacement alors... Il ferma la porte et alla s'asseoir sur le lit, pensif.

Okay alors même un malade mental ne laisserait pas un cadavre devant sa porte...

Si je le cache, ils le trouveront et mes traces seront dessus...

Si je le brûle l'odeur me fera repérer...

Le seul moyen serait que le corps disparaisse ! se dit-il sarcastiquement.
Ah! Mais oui! Qu'il disparaisse! pensa-t-il comme par illumination.
Il alla chercher son sac et fouilla vivement dedans. Il en tira avec satisfaction trois charges plastiques C4 attachées ensemble par une fine corde. Il regroupa ses affaires, prit des réserves de nourriture et ouvrit la porte de sa chambre. Dommage de ne pas pouvoir profiter du grand luxe plus longtemps se dit il avec regret.
Il se baissa et placa l'explosif sous le corps sans vie du policier et se dirigea vers l'ascenseur. Il appuya sur le bouton, regardant rapidement au tour de lui, dos a la porte de l'élévateur, vérifiant nerveusement que personne ne venait dans sa direction. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent doucement et Jordan recula prudemment dedans, toujours aux aguets. Il appuya sur le bouton le plus bas du panneau de contrôle pour aller au rez-de-chaussée et la machine amorça sa descente vers la liberté. Jordan regarda le panneau qui affichait l'étage au quel il se situait, la sueur coulant dans son dos et lui provoquant des frissons nerveux. Quatre,... Trois... Deux ...Le chiffre se bloqua sur le deux et les portes de métal s'ouvrirent sur des soldats fédéraux qui riaient.

" Et la fois ou Bertrand était tombé dans le réservoir à merde d'un paysan tu t'en souviens ? " demanda l'un d'entre eux à un autre, hilare.

Ils arrêtèrent de parler, retenant leurs rires en voyant Jordan. Ils le regardèrent et il les regarda. Puis l'un d'entre eux tendit la main droite. Jordan crut d'abord qu'il était repéré et prit un air innocent et naturel mais celui qui avait sa main tendue lui dit:

" Bonjour. "
Le rebelle fut d'abord surpris et ne dit rien puis il se rendit compte qu'il aurait l'air suspect s'il s'abstinait dans son silence et se rattrapa. Il serra la main de l'autre en le saluant. Les fédéraux pénétrèrent dans la cage de métal qui reprit ensuite sa descente. Il s'ouvrit quelques secondes plus tard sur le hall d'entrée avec un tintement sonore. Jordan sortit rapidement et se dirigea vers la sortie d'un pas vif prétextant un rendez vous urgent.
Il s'éloigna rapidement vers le côté de la route qu'il n'avait pas exploré, connaissant mieux que quiconque les effets de trois charges plastiques en dérivation. Il bifurqua à droite après un supermarché et sortit son téléphone portable, tout en continuant d'avancer. Il composa le numéro d'identification de la première des charges qu'il avait laissé et une explosion retentit à travers toute la ville. Jordan se savait maintenant recherché par les autorités de la ville qui avaient eu sa photo à travers des caméras de surveillance de l'hôtel et n'hésiteraient pas à publier une affiche de récompense pour celui qui aurait des renseignements. Il décida donc de quitter la ville. Mais il se rendit vite compte qu'il ne pouvait pas retracer ses pas jusqu'à l'entrée de ville. Effectivement quand il regarda dans la rue d'où il venait, non seulement l'hôtel s'était effondré en travers de la rue, condamnant toute tentative de passer par là, mais en plus les débris du bâtiement étaient déjà entourés de drônes de la police. Ces petites machines volantes aviaient remplacées les policiers humains en 2018, quand le ministre de la sécuritéde l'époque avait décrété ces derniers trop lents et susceptibles de commettre des bavures majeures. Le remplacement s'était donc effectué au cours de l'année qui avait suivie. Les drônes ressemblaient à des gros beignets de métal, et ils possèdaient deux canons automatiques et précis au centimètre prés, ainsi que de petites caméras rondes réparties sur la totalité de leur surface, permettant une vision à trois cents soixante degrés. Jordan se retira dans son allée, pour éviter d'être repéré et intérrogé par ces disques de métal. Il se décida alors à trouver un autre logement et de patienter, le temps que les drônes se préoccupent de quelqu'un d'autre. Il avança donc au milieu des passants, attendant le moment ou il pourrait rentrer dans une habitation par une porte où une fenêtre entrebaillée. Au bout de trois heures de recherche exhaustive, le géneral rebelle commençait à penser qu'il allait dormir dehors, sa seule confortation étant qu'au moins il connaissait une partie de la ville. Il continua donc à marcher et crût presque rêver en voyant un homme affairé à trouver la clé de sa porte d'entrée. Saisissant cet chance inéspérée, il se positionna derrière l'homme et attendit qu'il ouvre sa porte. Quand le moment fut venu, Jordan entra derrière lui et l'assoma en refermant la porte. Il se rendit vite compte de son erreur, il était dans le hall d'entrée d'un immeuble d'appartements. Il soupira et prit les clés de l'homme avant de regarder sa carte d'habitation, éspérant qu'il aurait daigné marquer son numéro d'appartemnt dessus. Victoire ! pensa-t-il. Il monta au troisième étage, portant sa victime sur son dos et ouvrit la porte de l'appartement trois cents soixante deux. Il posa le corps contre le mur, dans le hall d'entrée, et sursauta en entendant la voix d'une femme:

" Salut chéri, t'as passé une bonne journée ? "
Jordan se résolut rapidement à appliquer la solution militaire encore une fois et dégaina son pistolet en y vissant un canon silencieux. Quand la femme entra dans son champ de vision, il lui pointa l'arme dessus et lui dit de la fermer. Le regard de la femme passa rapidement du rebelle à son mari et inversement. Ensuite elle prit une chaise et s'assit dessus. Elle regardait fixement le canon de l'arme, les larmes aux yeux, quand elle demanda faiblement:
" Il est vivant au moins ? "
Jordan regarda l'homme inconscient hésita une fraction de seconde et fit ce qu'il voyait comme ce qu'on attendait d'un rebelle haut gradé. Il tira neuf balles dans le corps assomé de sa victime, en gardant une dans le chargeur. Ensuite il dit :
" Maintenant non. " Et pointa son arme sur la femme.
Elle lacha un cri de déséspoir à la fois pour son mari qu'elle ne reverrait plus et pour sa propre mort qui était imminente. Le général la fit taire en lui mettant la dernière balle de son chargeur dans le front. Ensuite il changea le chargeur de son arme, et entassa les cadavres dans un placard, avant de placer un armoire devant la porte de celui-ci. Il soupira et alla se coucher sans bruit supplémentaire.

Par Jeune écrivain du 47 - Publié dans : Le Livre
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